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Bienvenue !

Bonjour à tous et à toutes !

Je suis enchantée de vous accueillir comme visiteur, même si vous vous êtes passés là par hasard, par curiosité, ou par erreur ! L’erreur est humain non? Et parfois même, les erreurs permettent de belles découvertes !

Ici, abandonnez tous rêves de grandeur, de succès ou même de célébrité, vous êtes ici sur la page d’une petite travestie qui essaie, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans la vie, entre ses doutes et ses peurs et entre ses désirs et ses rêves…

Alors entrez, brave gens, et bonne lecture !

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Solitude, je ne t’aime pas.

J’ai beau être bien accompagnée, par les amies, la famille, la solitude est toujours là.

Seule avec mes peurs, seule avec mes doutes, je reste sans voix, incapable de crier mon désarroi, sans personne vers qui me tourner.

J’aurai beau entendre « je suis là pour toi » ou encore « tu peux me parler », au final qui peut nous comprendre réellement à part nous?

Personne ne peut-être à notre place et ressentir nos doutes et nos craintes.

Nous sommes seul, terriblement seul, à affronter les monstres et les chimères tapis au plus profond de notre être…

Solitude, toi qui m’accompagne, je ne t’aime pas…

Partie de cache cache

La vie peut-être ironique parfois.

Il y’a quelques années de cela, Lucie était, pour le garçon que j’étais, sa cachette, son petit échappatoire, son moment de bien être, devant cette vie qui lui faisait si peur…

Maintenant, c’est la garçon qui est devenu la cachette de Lucie.

Les années sont passées, et les rôles se sont inversés. La peur de la vie est toujours là, mais c’est Lucie, à travers le garçon, qui se cache du monde, est des vérités qu’elle ne souhaite aborder…

De l’aube au crépuscule

Premier Temps : la naissance du « moi », lorsque l’on prend conscience que nous sommes quelqu’un, en interaction avec les autres. L’environnement est contrôlé, par la famille et les valeurs données, et nous les appliquons, sans réfléchir…

Second Temps : l’aube de l’esprit, lorsque l’on s’interroge, vis à vis des autres, vis à vis de nous et de notre environnement. Notre propre « moi » commence à rayonner de lui même. Les premières lueurs de nous-même, pâle et frêle, aussi timide qu’un soleil le lendemain d’une nuit d’hiver glacial. Les lueurs existe, mais peinent à se faire remarquer…

Troisième Temps : le levé de soleil, de notre moi, ce soleil intérieur, qui s’avance et commence à rayonner. On ouvre les yeux, sur l’environnement qui nous entoure, et l’on commence à l’apercevoir de notre propre façon, de manière inédite.

Quatrième Temps : les nuages. Les premières difficultés se font jour, notre rayonnement sur certains aspects de notre être s’arrête. Notre façon d’éclairer les choses ne serait pas la bonne ?

Cinquième Temps : l’orage. Le doute s’installe, le ciel gronde, accusant notre différence d’être la seule fautive. On ne rayonne plus, alors quel intérêt? Notre rayonnement se fait écraser par le ciel noir et menaçant que représente la société. Elle souhaite s’imposer, montrer sa force et les ravages qu’elle peut faire…

Sixième Temps : la tempête. Le vent souffle, et la pluie tombe. Nous sommes écrasés sous le poids des regards et des reproches que l’on nous fait, nous détruisant, petit à petit, est en emportant tous nos rêves et nos espoirs dans ces tourbillons dévastateurs.

Septième Temps : le calme. L’orage est terminé, le vent est tombé. Les nuages les plus sombres disparaissent, laissant place à quelques rayons de soleil. Tout est détruit, seules les bases les plus solides sont restées intacts.

Croyons en nos valeurs, et ce que nous sommes au plus profond de nous, car, après tout, seule ces choses ne changeront pas..

Sortir

Un ami de longue date, venu du Sud, m’a proposé de se voir à l’occasion d’un de ces déplacements dans le Nord. Aller prendre un verre, et pourquoi pas un restaurant !

Le rendez-vous est pris, je passe prendre mon ami à l’hôtel à quelques minutes de chez moi. Le restaurant est réservé, l’heure a été légèrement modifiée (ah les joies de la préparation et du choix de la robe!).

Mon coeur commence à battre plus fort…

Le restaurant est en vue. Nous nous garons pas loin et nous finissons à pied. Pas grand monde dans les rues, mais de toute manière, la nuit, tous les chats sont gris !

Mon coeur s’emballe…

Des personnes sont à l’entrée, dont le cuisinier à fumer sa cigarette. Il nous voit, puis nous ouvre avec un grand sourire. Un serveur nous accueil puis nous prie de s’assoir ou l’on veut. J’avais bien choisi le restaurant : un peu l’écart avec très peu de personne. Au final, les gens croisés dans le restaurant, les serveurs et les autres clients, ne se sont pas intéressés plus que ça à moi. Quelle petite victoire sur soi-même…

Le repas à continué de discussion en discussion avec mon ami. Ancien transgenre, il sait de quoi il parle, de ce que je peux ressentir. Il connaît bien mes peurs et mes doutes. Ça fait un bien fou de discuter avec des personnes qui savent ce que l’on ressent, tout en connaissant la double personnalité qui est pour nous, transgenre, la cause de bien des tracas..

Mon coeur se calme…

Au moment de partir, mon ami parle un peu avec le serveur près du comptoir, ainsi qu’à un couple en train de boire le digestif. Aucun regard de travers ni soutenu, juste un petit chuchotement de la femme à son mari… Surement pour lui dire « je pense pas que c’est une fille ». Haha. En tout cas je « passe » bien, mon passing n’est pas si mauvais que cela ! Une fois sortie, nous décidons d’aller boire un verre, et pourquoi pas!

Sortir pour un verre à Lille? Le vieux Lille! What else?

Lieu branché, bars bondés, ça va être marrant ! On trouve une place à proximité de la rue des bars, puis l’on s’y rend tranquillement, battant le pavé en talon. On choisit un bar sympathique qui fait de bons Mojito, puis l’on trouve une petite table à l’intérieur du bar. La commande est prise, les alentours sont remplis de monde… et tout le monde autour s’en tape ! Haha.

Au final qu’ai-je pu apprendre sur cette soirée? Mon passing n’est pas si mal que ça ; discuter à coeur ouvert avec d’autres personnes comme nous fait un bien fou, et surtout, j’ai pu m’apercevoir de l’indifférence des gens à mon égard. Certes à part quelques regards curieux (et encore), les gens m’ont croisée sans réellement faire attention à moi et à ce que je suis.

Quelle suite à donner à tous cela? Ressortir évidemment… Après, j’ai conscience que ce ne sont que des mots. Même après avoir pris conscience que les personnes s’en cognent de ma petite personne (et je leur en remercie!), il me faudra encore un peu de temps pour être complètement à l’aise dans mes prochaines sorties.

En attendant, wait and see

Combat inégal.

Elle danse et grandie, cette ombre qui s’avance devant moi.

Les traits de la féminité se dessinent de toute part, me mettant face à mon inconscient caché.

Lucie est là, cachée au plus profond de moi, profitant de mes moments de doutes, pour surgir et s’imposer.

Elle prend quartier petit à petit, pas à pas, dans mon esprit et mon espace, tout en se félicitant de ses avancées fulgurante.

Que me laissera t’elle de de mon ancien « moi »? La cohabitation est-elle impossible ? Ou reprend-elle tout simplement sa place originelle ?

Trop de questions, pour si peu de réponses…